jeudi 21 avril 2011

L'Homme Sans Visage. Le masque de plomb.

Sur une route de campagne, une équipe de faux gendarmes intercepte un fourgon remplit de travailleurs clandestins. Passagers et conducteurs sont gazés et emmené dans le repaire de l'Homme Sans Visage. Ils serviront de cobaye au docteur Dutreuil et fourniront au criminel une armée d'esclaves obéissants.
La Futaille et le Sacristain, deux truands recrutés par Mlle Ermance dans l'épisode précédent, reçoivent l'ordre de ramener Bernard Trévoux, un mécanicien. Celui-ci est froidement exécuté par l'Homme Sans Visage. La Futaille et le Sacristain sont ensuite chargés de déposer le corps dans un coffrage sur un chantier. Les deux hommes sont photographiés en pleine action par leur employeur qui tient ainsi à s'assurer de leur loyauté.

 © Terra films (Paris) et S.O.A.T. (Milan)
 L'Homme Sans Visage, véritable Fregoli du Crime, se métamorphose devant son miroir.
 La fiancée de Bernard se rend à la police pour signaler son enlèvement. Elle révèle au commissaire Sorbier que Bernard travaillait sur un prototype de voiture radio-commandée pour le compte d'un mystérieux homme masqué d'une cagoule rouge.

L'inspecteur Péclet se rend sur le chantier de la Cité du Bonheur, chez le dernier employeur connu de Bernard Trévoux. Il est éconduit par le promoteur Léopold de Baklava, une des nombreuses fausses identités de l'Homme Sans Visage. Péclet ignore qu'il passe à deux pas du corps de Trévoux tandis qu'on remplit de béton le coffrage dans lequel la Futaille et le Sacristain l'ont jeté.
Albert, le domestique endetté de Maxime de Borrego, un historien réputé, se rend à l'officine de Mlle Ermance afin d'y vendre une information : il affirme que son maître connaît la cachette du trésor des Templiers. L'Homme Sans Visage décide de s'en emparer quitte à torturer de Borrego pour le faire parler. Toutefois, de Borrego semble avoir d'autres secrets.

 © Terra films (Paris) et S.O.A.T. (Milan)
 Maxime de Borrego dissimule un étrange masque de plomb derrière un faux tableau.

L'intrigue continue de se mettre en place : Durieux fabrique des robots humains, l'Homme Sans Visage a fait mettre au point une voiture radio-commandée, il tient la Futaille et le Sacristain par le chantage, il convoite le fantastique trésor des templiers...

Le récit intègre des éléments de la réalité quotidienne des années 70 : la frénésie de construction anime encore le pays tandis que les premiers effets du choc pétrolier se font sentir (on achève alors de créer les villes nouvelles comme Sénart ou Étang-de-Berre, on inaugure la Tour Montparnasse en 1973... Le discours de Baklava, faux philanthrope, rappelle celui du Corbusier, vrai architecte de la Cité Radieuse à Marseille, achevée en 1952.) Les travailleurs clandestins évoquent une réalité économique moins glorieuse - la politique de contrôle des flux migratoires est mise en place en 1974, l'année de production du feuilleton. Il est notable que les clandestins soient Portugais, leur pays n'a alors pas encore rejoint la Communauté Économique Européenne (il faudra attendre encore 12 ans.)