lundi 30 mai 2011

L'Homme Sans Visage. Le sang accusateur.

Séraphin Beauminon doit s’acquitter de la difficile mission de ramener un échantillon de salive de Léopold de Baklava afin de le comparer avec le sang de l'Homme Sans Visage. Hélas, c'est celui du double de Baklava qu'il prélève, et il tombe (littéralement) dans un piège tendu par "l'authentique" Baklava : le voilà prisonnier d'une fosse dans laquelle le criminel l'abandonne afin qu'il meure d'inanition. Heureusement, un ange-gardien veille sur le détective poète et il alerte Paul de Borrego qui tire Séraphin de ce mauvais pas.

 © Terra films (Paris) et S.O.A.T. (Milan)
Le sang versé parviendra-t-il à confondre l'Homme Sans Visage ?

De retour à Paris, les analyses révèlent que le sang et la salive proviennent de deux personnes différentes. Loin de renoncer, Séraphin et Paul retournent au village où séjourne de Baklava et le ramènent de force. Il s'agit en fait du double, un acteur de second plan tenaillé par les remords à cause du rôle qu'on lui fait endosser, et qui offre spontanément de coopérer. Ses révélations sont déterminantes.


La gendarmerie investit le château de Baklava et y découvre des caches d'armes et la logistique d'une entreprise criminelle de grande envergure. Le faux mécène est démasqué et une équipe de policiers se rend à son bureau parisien pour l'arrêter. Pourtant, l'Homme Sans Visage leur échappe une nouvelle fois et prépare déjà sa riposte : il fait placer chez Paul, dans l'ancienne demeure de son oncle assassiné, un ciboire précieux qu'il avait dérobé ainsi qu'un robot humain. La police perquisitionne chez Paul au petit matin et découvre les preuves accablantes de ses liens, voire de sa complicité, avec l'Homme sans Visage... Pour le commissaire Sorbier, sa culpabilité ne fait aucun doute...

 © Terra films (Paris) et S.O.A.T. (Milan)
L'Homme Sans Visage n'est pas encore vaincu. Il contrôle toujours la pègre parisienne et il est plus déterminé que jamais à s'emparer du fabuleux trésor des templiers.
Un épisode fertile en rebondissements où l'on voit que les Templiers agissent dans l'ombre pour protéger les adversaires de l'Homme Sans Visage.  Celui-ci est confondu mais pas abattu et se montre particulièrement retors : il fait accuser son principal adversaire de meurtre et divise ainsi ses ennemis. Un retournement classique dans l'esprit des romans feuilletons.

Quelques clichés amusants : Baklava s'entoure de jeunes et jolies secrétaires qu'il laisse inoccupées. On les voit  passer leur temps à bavarder et à feuilleter des magazines ! Les villageois qui habitent près de la résidence de Baklava offrent un spectacle digne de Clochemerle : dans un premier temps, ils viennent lui proposer de se présenter aux municipales contre le maire sortant puis, mis au courant de ses activités criminelles, le présentent aux gendarmes comme un arriviste qui ambitionnait de chasser de la mairie l'édile auxquels ils sont si attachés. Qu'est-ce que ça devait être à la Libération !