mardi 31 mai 2011

Exposition science et science-fiction à La Vilette. (6)

Le Viper de la série Galactica sous un autre angle.
(J'ai toujours tendance à raboter son museau - il est beaucoup plus allongé.)


Une tenue de vol d'un pilote.
Il s'agit d'un pilote de la série récente.
Les tenues de la série des années 70 avait un look "égyptien" afin de coller à la "thématique" de la série (la transposition dans le space opera de la diaspora biblique...)

lundi 30 mai 2011

L'Homme Sans Visage. Le sang accusateur.

Séraphin Beauminon doit s’acquitter de la difficile mission de ramener un échantillon de salive de Léopold de Baklava afin de le comparer avec le sang de l'Homme Sans Visage. Hélas, c'est celui du double de Baklava qu'il prélève, et il tombe (littéralement) dans un piège tendu par "l'authentique" Baklava : le voilà prisonnier d'une fosse dans laquelle le criminel l'abandonne afin qu'il meure d'inanition. Heureusement, un ange-gardien veille sur le détective poète et il alerte Paul de Borrego qui tire Séraphin de ce mauvais pas.

 © Terra films (Paris) et S.O.A.T. (Milan)
Le sang versé parviendra-t-il à confondre l'Homme Sans Visage ?

De retour à Paris, les analyses révèlent que le sang et la salive proviennent de deux personnes différentes. Loin de renoncer, Séraphin et Paul retournent au village où séjourne de Baklava et le ramènent de force. Il s'agit en fait du double, un acteur de second plan tenaillé par les remords à cause du rôle qu'on lui fait endosser, et qui offre spontanément de coopérer. Ses révélations sont déterminantes.


La gendarmerie investit le château de Baklava et y découvre des caches d'armes et la logistique d'une entreprise criminelle de grande envergure. Le faux mécène est démasqué et une équipe de policiers se rend à son bureau parisien pour l'arrêter. Pourtant, l'Homme Sans Visage leur échappe une nouvelle fois et prépare déjà sa riposte : il fait placer chez Paul, dans l'ancienne demeure de son oncle assassiné, un ciboire précieux qu'il avait dérobé ainsi qu'un robot humain. La police perquisitionne chez Paul au petit matin et découvre les preuves accablantes de ses liens, voire de sa complicité, avec l'Homme sans Visage... Pour le commissaire Sorbier, sa culpabilité ne fait aucun doute...

 © Terra films (Paris) et S.O.A.T. (Milan)
L'Homme Sans Visage n'est pas encore vaincu. Il contrôle toujours la pègre parisienne et il est plus déterminé que jamais à s'emparer du fabuleux trésor des templiers.
Un épisode fertile en rebondissements où l'on voit que les Templiers agissent dans l'ombre pour protéger les adversaires de l'Homme Sans Visage.  Celui-ci est confondu mais pas abattu et se montre particulièrement retors : il fait accuser son principal adversaire de meurtre et divise ainsi ses ennemis. Un retournement classique dans l'esprit des romans feuilletons.

Quelques clichés amusants : Baklava s'entoure de jeunes et jolies secrétaires qu'il laisse inoccupées. On les voit  passer leur temps à bavarder et à feuilleter des magazines ! Les villageois qui habitent près de la résidence de Baklava offrent un spectacle digne de Clochemerle : dans un premier temps, ils viennent lui proposer de se présenter aux municipales contre le maire sortant puis, mis au courant de ses activités criminelles, le présentent aux gendarmes comme un arriviste qui ambitionnait de chasser de la mairie l'édile auxquels ils sont si attachés. Qu'est-ce que ça devait être à la Libération !

dimanche 29 mai 2011

Tête de Lard

Hommage pervers à Sa Majesté des Mouches de Samuel Golding,
aux pâtés Olida vantés par Pierre Desproges dans un sketch mémorable (de lapin), et au tandem Jeunet/Caro qui signa le court-métrage, Pas de repos pour Billy Brako.

mercredi 25 mai 2011

Prix Poulidor

Aujourd'hui, remise des prix du concours de nouvelles Mots Passants organisé par le rectorat à l'hôtel Océania de Clermont-Ferrand. Beaux prix, assez coûteux (livres, encyclopédie, bons d'achats...) Reçu deuxième (ce qui n'est pas mal) pour la nouvelle 40 ans. Le thème, "dès Potron Minet." Moi content.


QUARANTE ANS

Le radio-réveil s'alluma, comme chaque matin dès potron-minet. Rapidement, il coupa le son, se redressa doucement, jeta un regard sur la silhouette endormie à côté de lui puis se leva, tout doucement, sans faire de bruit. Il pénétra dans la salle de bain pour de rapides ablutions matinales, il ne fallait pas se mettre en retard. Il s'habilla sans perdre de temps. Dans la cuisine l'attendait sa besace, alourdie de son casse-croute, et une bouteille thermos, remplie de thé. Il prit le temps de se verser une tasse pour se réchauffer avant d'affronter la fraîcheur du matin. Il enfila son manteau – manquerait plus qu'il prît froid -, son cache-nez, son bonnet et sortit. Toujours doucement. Toujours sans faire de bruit.

Dehors, il faisait sombre. Sombre et froid. L'air était vif. Son pas aussi. Il rejoignit la station de bus. D'autres matinaux l'attendaient. Silencieux. Encore dans leurs rêves et pris dans leur routine de somnambules. La lueur des phares annonça le bus qui s'arrêta à leur hauteur. Dans un bruit pneumatique, la porte s'ouvrit. Ils se hâtèrent tranquillement de monter. Le bus démarra en lâchant une bouffée de gazole dans l'air matinal. La même routine, depuis quarante ans.

Le bus les libéra à la sortie de l'usine. Salut amical et mécanique au surveillant puis entrée dans le bâtiment. Vestiaire puis re-salut amical aux collègues, à l'équipe de nuit qui débauche, à la pointeuse qui tilte. Entrée dans l'atelier. Bruit assourdi des machines. Chacun à son poste. La même routine, depuis quarante ans. Pour la dernière fois.

« Alors, c'est aujourd'hui le grand jour ? » Sur le coup, il ne réagit pas. Il ne réalise pas qu'on s'adresse à lui. « Hé, Cyriaque, c'est aujourd'hui le grand jour ? » Oui, c'est à lui qu'on s'adresse. C'est José. Son copain José. Il a un grand sourire, large, franc... Avec ses deux dents de devant qui lui manquent, il paraît même encore plus large et plus franc. « Oui, c'est aujourd'hui » répond-il, comme en retournant chaque syllabe dans sa bouche, pour sentir leur goût avant de les expulser. « Ben, dis-donc, on dirait que ça ne t'enchante pas plus que ça » s'étonne José. « Ne me dis pas que tu vas regretter la taule ? » La « taule », c'est l'usine, l'atelier, son bruit, son rythme... Non, bien sûr, non. Il ne la regretterait pas. Il fit un signe de dénégation à José puis se retourna vers sa machine. L'ouvrage n'attendait pas. On ne les payait pas, après tout, pour discuter. « Sacré Cyriaque » dit José. « On en reparle à la pause. » Clin d'œil complice à travers les verres ronds et épais de ses grosses lunettes de myope. Avec son œil droit exorbité, son clin d'œil paraissait encore plus complice.

Cyriaque se retourna vers sa machine, attentif à ses frémissements, son bourdonnement familier, celui qu'il retrouvait chaque matin et qui l'accompagnait toute la journée. Il s'affairait... Non, on ne le payait pas à rien faire et il avait toujours mis un point d'honneur à mériter sa paye. Il avait éduqué ses enfants comme ça. Il avait des principes.

Le jour ne s'était pas encore levé au moment de la première pause. Il se rendit au vestiaire accompagné de José, récupéra sa besace et sa bouteille thermos dans son casier, et ils se rendirent dans le local pour se détendre quelques minutes et se restaurer. Comme d'habitude, il proposa à José de prendre une tasse de thé. Comme d'habitude, José refusa poliment. Comme d'habitude, José lui proposa un coup de chopine. Comme d'habitude, il refusa poliment. Du très bon rosé pourtant. Sourires complices. Et ouverts.

Le local n'était pas bien grand. Il y faisait tiède. Dans un coin, une cafetière glougloutait, juchée sur un tabouret. L'odeur du café – arabica – flottait dans l'air. Ils se sentaient bien, dans un no man's land entre le crépuscule et l'aube, dans une alcôve nimbée d'une aura électrique, insonorisée, abritée du rythme de l'usine et des grondements de la machine. Cyriaque se redressa et s'approcha du tableau d'affichage, au dessus de la cafetière.

Extraits du règlement intérieur relatif au temps de pause. Affichage syndical. Tracts accompagnés des habituels « inadmissible » et « inacceptable » et « ça ne peut plus durer » - et pourtant, ils nous en faisaient admettre et accepter, pensa-t-il, et ça durait. Facile quand on est du côté du manche. Une carte postale de Jean-Jacques était punaisée sur le tableau. Jean-Jacques avait pris sa retraite, au grand soulagement des contremaîtres – pardon, des « managers opérationnels » comme on les appelait désormais, ici en tout cas - qui le considéraient comme une grand gueule. On disait que ses parents l'avaient baptisé ainsi à cause de Jean-Jacques Rousseau. N'importe, Jean-Jacques avait du tempérament. Il avait animé la cellule syndicale, organisé, revendiqué, manifesté, lutté, négocié, ergoté, pinaillé... Puis un jour, il était parti. Atteint par l'âge de la retraite. Lui aussi. Depuis, il envoyait régulièrement des cartes postales. Au début, tout du moins. Il cultivait son jardin. Des fleurs, du muguet... et des églantines. On ne se refait pas. La carte avait jauni. Les tracts aussi. « Et moi, se dit Cyriaque, j'ai jauni aussi ? »

« Hé » lui dit José, le tirant de ses pensées. « Tu ne vas pas me dire que tu vas regretter la taule ? »
Le temps de pause s'était écoulé. Il fallait reprendre. Leurs machines les attendaient. Commandes numériques, cadrans, écrans, un univers digital dans lequel évoluaient des hommes en bleu de travail, les oreilles couvertes de filtres auditifs... La journée passait toujours très vite, rythmée par la cadence des machines : pause, reprise, pause, reprise, repas, reprise... Comme si les machines avalaient les heures. De brefs moments de convivialité découpaient le temps de travail. Quelques plaisanteries étaient échangées entre cols bleus. Des critiques aussi. Des railleries. Le train-train monotone de l'usine. La routine qui organisait la vie des salariés.

Jusqu'à ce que tout cela prenne fin. Au signal du changement d'équipe. Cyriaque se dirigeait vers son vestiaire quand José le rattrapa. « Viens au local,  tu ne vas pas partir comme ça... On t'a préparé une petite fête.»

Le local n'était décidément pas bien grand. Encombré d'une table qu'on avait repoussée contre le mur, à côté de la cafetière juchée sur un tabouret et des chaises qu'on avait empilées à côté de la cafetière, juste sous le tableau d'affichage. Sur la table, une nappe en papier, pour ne pas salir, et sur la nappe, des gobelets en plastiques, des bouteilles de mousseux, de vin blanc ou de rosé, ou de soda pour ceux qui ne veulent – ou ne peuvent - boire d'alcool... Des assiettes en carton avec des biscuits apéritifs, des bretzels salés, des pistaches étaient disposées sur la table. Une ou deux guirlandes de papier punaisées au mur achevaient de donner un petit air de fête. Les copains de l'atelier étaient là, avec José, hilare, sourire plus ouvert que jamais, la petite de la compta, rougissante (timidité ou alcool ?) - l'autre, la vieille avait décliné l'invitation - et les deux contremaitres de « l'ateul », un peu moins « managers opérationnels » que d'habitude. Tous rassemblés pour « marquer le coup. »

Le plus âgé des managers prit alors la parole pour expliquer que, non, décidément, on ne pouvait laisser Cyriaque partir comme ça, après toutes ses années de « bons et loyaux services », selon la formule consacrée. Bons sourires, approbations, applaudissements, congratulations, saluées par le « pop » de la première bouteille de mousseux.

On entourait Cyriaque, on le félicitait, on le congratulait, quelle chance il avait ! La retraite, heureux veinard ! Enfin, il pourrait faire ce que bon lui semblerait. Et de bon matin ! La pêche ? La chasse ? La grasse matinée ? Bons rires. Tout le monde était très enjoué. On remplissait les verres qui débordaient... Qu'importe, ce n'est pas tous les jours fête ! Les gobelets dessinaient des anneaux colorés sur la nappe en papier, entre les taches et les miettes, pas grave, on nettoierait plus tard. La petite de la compta avait les joues rouges. Elle embrassa Cyriaque sous les applaudissements. On lui versait du soda dans son gobelet – jamais d'alcool, c'était un principe. Cyriaque s'attachait à ses principes. Que lui resterait-il sinon, quand il n'y aurait plus sa routine ?

Puis une clameur s'éleva : « le cadeau, le cadeau »... Tous les copains de « l'ateul » s'étaient cotisés. C'était José qui avait discrètement organisé une cagnotte. La petite de la compta était chargée d'apporter le paquet. « Allez, allez, ouvre-le ! »

Cyriaque défit le paquet, l'ouvrit sous les applaudissements... Un service à thé, non, à café, un service à café turc... made in China. « Tu bois ce que tu veux avec. Du café ou du thé, lui dit José, avec un clin d'œil très complice derrière ses grosses lunettes... »

Toute cette agitation perturbait Cyriaque, d'habitude si discret. Sa tête bourdonnait. Quarante ans, ça faisait quarante ans aujourd'hui...

Le bourdonnement s'intensifia. C'était celui du radio-réveil. Il avança sa main vers le bouton d'arrêt et l'éteignit. Puis il se retourna vers le corps endormi à côté de lui. Puis il se rallongea, les mains derrière la tête. Quarante ans, songeait-il. Aujourd'hui, il venait de basculer de la catégorie « chômeur » à la catégorie « retraité ».

Cela faisait cinq ans que la « taule » avait fermé et qu'ils s'étaient tout retrouvés sur le pavé, lui, José, Jean-Jacques, La petite de la compta, les « managers »... L'usine avait fermé et réouvert ailleurs, en Roumanie ou en Chine... Il avait bénéficié d'une mesure de pré-retraite, un terme poli pour éviter d'employer celui, plus infamant, de chômage... Mais il en gardait la sensation d'une profonde amertume qu'aucun thé vert – ou café turc - ne pourrait faire passer. L'impression de ne plus avoir de but, ni d'utilité.

Il ne sortait pratiquement plus de chez lui. Pour quoi faire ? Il n'avait conservé qu'une chose de sa vie d'avant. Une manie. Celle de faire sonner son réveil tous les matins, dès potron-minet.

mardi 24 mai 2011

Exposition science et science-fiction à La Vilette. (5)

La pièce de résistance de l'expo... Un chasseur Viper de la série Galactica, échelle 1:1 !
Il en jette. A côté, les maquettes de la navette de sauvetage d'Alien, de l'Aigle de Cosmos 1999 (à venir) et du croiseur impérial de Starwars font figure de parents pauvres...
Le vaisseau date de la première guerre contre les Cylons
Première série donc.
Pas un monument de la SF, ni même de la télévision.
Le producteur, Glen Larson, avait déclaré s'être inspiré de la Bible (l'histoire des treize colonies dispersées) pour sa série... 
Ceci afin de faire taire un metteur en scène originaire de Modesto (mais pas génialo) en Californie qui trouvait que les chasseurs spatiaux et les méchants en armures, ça s'était déjà vu quelque part (sûrement dans Valérian)...

Derrière, la maquette d'un robot américain de débarquement sur Mars.
J'ai eu de la peine à le croquer.
Je ne suis pas une machine, moi...

Et merci à Tony Larivière de m'accueillir sur son blog :
ici !

lundi 23 mai 2011

Le chanteur Ricet Barrier est décédé

"Ricet Barrier, chansonnier célèbre notamment pour ses chansons reprises par Les Frères Jacques, mais aussi ses participations aux séries "Les aventures de Saturnin" et "Barbapapa", est décédé samedi dernier à Sainte-Christine, près de Clermont-Ferrand. Il avait 78 ans."

Badinter assassin ! 

samedi 21 mai 2011

Exposition science et science-fiction à La Vilette. (4)

C'est la plus authentique des combinaisons spatiales exposées (un prototype des années 70 de la combinaison Apollo) qui est la moins impressionnante ! Elle a un aspect pataud et matelassé...

LE SAVIEZ-VOUS ?
Le premier homme qui a effectué une sortie dans l'espace est le cosmonaute Alexis Leonov. L'exploit, réalisé le 18 mars 1965, a duré 12 mn pendant lesquelles il était relié à sa capsule par un simple "cordon ombilical". La combinaison n'avait que 45 mn d'autonomie. Il faut se représenter le courage qu'il a fallu à ce pionnier de l'espace pour se lancer ainsi dans le vide, là où nul homme n'était allé auparavant 

Le cosmonaute Alexei Leonov

A. C. Clarke, le célèbre romancier de science-fiction, lui a rendu hommage dans son roman 2010, odyssée 2 en donnant son nom au vaisseau soviétique qui se dirige vers Jupiter (le roman a été adapté à l'écran en 1982.) Aujourd'hui, les combinaisons E.M.U. (Extravehicular Mobility Unit)  de la N.A.S.A. ont une autonomie bien supérieure. Chacune coûte plus de 10,4 millions de dollars, 22 millions avec l'unité de propulsion !
Une E.M.U.
© capcomespace.net


mercredi 18 mai 2011

Pour qui Bronson le glas


En 1986, Charles Bronson tournait Murphy's law.
L'acteur a inspiré au dessinateur Malik les traits de son héros, Archie Cash qui fit les beaux jours du journal Spirou dans les années 70.
Voici donc un flingueur bronsonnien dans la lignée des Un Justicier dans la Ville, série de thrillers auto-défensifs prônant la justice sans sommation.
Cette vague cinématogrophique a été lancée, plus ou moins, par L'Inspecteur Harry de Don Siegel avec Clint Eastwood. L'acteur passait du western spaghetti au western urbain.
Pour dédouaner son personnage de Dirty Harry que des lopettes gauchistes traitaient de facho,  Eastwood affrontait une brigade de la mort dans le deuxième opus de la série, Magnum Force. Elle était composée de policiers aux méthodes expéditives, parmi lesquels, David - "Hutch" - Soul.
La démonstration n'est toutefois pas probante.
Harry reviendra correctionner du méchant dans de nouveaux épisodes, avec Smith & Wesson, sans perdre de son cynisme.
La Loi de Murphy, dite "loi de l'emmerdement maximum" est un principe qui stipule que lorsqu'il y a un risque qu'un incident, un accident ou une catastrophe se produise, non seulement cela  se produit, mais cela prend des proportions insoupçonnées. 
Le corollaire étant que lorsque tout va mal, tout peut empirer. 
Et ça empire.
Suffit de voir jusqu'où peut vous conduire un simple oubli de portable dans un hôtel new-yorkais.

dimanche 15 mai 2011

Exposition science et science-fiction à La Vilette. (3)

Les prolos de l'espace !

Suite de l'exposition à La Vilette avec ces deux combinaisons issues des films Outland (Peter Hyams - 1981) et Armageddon (1988). Ces films mettent en scènes des "prolétaires" de l'espace. Dans Outland, l'action se déroule sur une station minière d'Io, une lune de Jupiter, où la population est en proie à une mystérieuse épidémie de suicides. Le scénario est en fait un remake de High noon - Le train sifflera trois fois (1952) où le héros, un marshall incarné par Sean Connery, doit affronter une bande de tueurs envoyés pour l'éliminer. Les costumes spatiaux ont été conçus par John Mollo. Le casque est équipé de projecteurs latéraux et d'une guirlande de lampes qui encadrent la visière lui donnant l'allure d'une mâchoire de requin.
Armageddon raconte l'expédition d'une équipe de mineurs sur un astéroïde dont la trajectoire menace notre planète pour y disposer des charges explosives afin de le détruire. La visière de la combinaison exposée a été brisée à la suite d'un impact.
Les géocroiseurs sont des corps célestes dont la trajectoire pourrait croiser notre planète. On attribue à l'impact de l'un d'eux les modifications climatiques qui auraient provoqué l'extinction des dinosaures. L'armée américaine a mis en avant le risque qu'ils représentent afin de sauvegarder son budget après la fin de la Guerre Froide ! La sortie de ce blockbuster avec Bruce Willis, antérieure aux événements du 11 septembre 2001 qui ont relancé les budgets militaires avec la croisade antiterroriste, me paraît une curieuse coïncidence.

Le Saviez-vous ?
Les combinaisons spatiales sont conçues pour supporter des températures pouvant aller de -100° à +150° Celsius. Une sacrée amplitude thermique !

vendredi 13 mai 2011

Mourir... de rire !

Soirée courts-métrages à La Jetée ce jeudi organisée par l'Association L'Amiral Flottant.
Qu'on se le dise et répète.

dimanche 8 mai 2011

Exposition science et science-fiction à La Vilette. (2)



Suite de l'exposition avec la combinaison d'Ed Harris dans le film Abyss de James Cameron (1989). Il s'agit plutôt d'un scaphandre de plongée autonome pour une rencontre du troisième type sous-marine. Le plongeur respire grâce à un mélange saturé d'oxygène afin de supporter la pression.

Puis, une combinaison du film Event Horizon, Le Vaisseau de l'Au-Delà (1997), qui mêle science-fiction et fantastique. En tentant un saut dans l'hyper-espace, l'équipage ouvre une porte de l'enfer.
Notez les petites loupiotes de part et d'autre du casque.

Enfin, le scaphandre des astronautes d'Alien, le 8e passager (1979), le classique de Ridley Scott, un design de Moebius et John Mollo  inspiré des armures de samouraï.


LE SAVIEZ-VOUS ?
C'est le Russe Konstantin Tsiolkovski qui imagine en 1903 le principe de la fusée à réaction, et ce, bien avant que Von Braun expérimente ses premières fusées (en lançant des missiles sur Londres !)

Exposition science et science-fiction à La Vilette. (1)

En ce moment, se tient une exposition consacrée au genre science-fiction à La Vilette.


Les organisateurs ont très bien fait les choses : les grands thèmes de la science-fiction sont abordés à travers le prisme de la littérature, du cinéma, de la bande dessinée et mis en perspectives par des points sur l'état actuel des connaissances et des théories scientifiques. L'imaginaire côtoie la science pour le meilleur. Je m'y suis rendu jeudi et j'y ai bien passé cinq heures (et, du coup, je n'ai pu me rendre à l'exposition consacrée à Manchu qui se déroule au même moment à la bibliothèque de La Vilette. Rage !)

J'ai ramené quelques croquis que je vais dévoiler à mesure que je les aurai colorisés.

Les premiers sont consacrés à l'exposition des combinaisons spatiales telles qu'elles apparaissent dans différents films de science-fiction.


La première, issue du film Sunshine (2007), toute dorée, m'évoque un apiculteur de l'espace. Elle est couverte de pièces réfléchissantes. Il s'agit d'une combinaison de sortie solaire.
La suivante, issue du film Planète rouge (2000) est plus sombre.

mercredi 4 mai 2011

L'Homme Sans Visage. La marche des spectres.

L'Homme Sans Visage s'introduit nuitamment à l'hôtel Drouot où doivent être vendus les sceaux qui révèlent la cachette du trésor des Templiers mais il est surpris par Paul de Borrego qui le blesse au bras droit. Il parvient cependant à s'échapper, non sans avoir donné l'ordre à ses tueurs sans âmes, qu'il a introduit dans le bâtiment à la barbe de la police en les faisant passer pour des mannequins, de tuer ses adversaires. ceux-ci en réchappent de justesse.

 © Terra films (Paris) et S.O.A.T. (Milan)
Les tueurs sans âmes de l'Homme Sans Visage : masques blafards, orbites vides, longs manteaux, brassards rouges et démarche saccadée.

Les sceaux sont achetés par un vieil original, un homme du commissaire Sorbier qui doit servir d'appât à l'Homme Sans Visage. Celui-ci parvient à s'emparer des sceaux lors de leur transfert en train, déjouant à nouveau les plans de la police. Le professeur Petrie annonce alors que les sceaux étaient des faux.
L'Homme Sans Visage le fait assassiner par un de ses robots humains.

Entretemps, le Sacristain cherche à découvrir ce qu'il est advenu de son complice La Futaille. Il passe à tabac le patron du Clairon de Sidi Brahim sans autre résultat que d'être désigné pour cible à son ami, devenu lui aussi un robot humain. Cependant, La Futaille contrevient à sa programmation en ne tirant pas sur son complice, mais il est abattu par la police sous les yeux de celui-ci.

Le corps de Bernard Trévoux refait surface à la Cité du Bonheur : le décoffrage d'un pilier révèle sa main, ornée d'une chevalière qui l'identifie. Léopold de Baklava, le promoteur, convoque l'inspecteur Péclet et dément toute implication dans l'affaire. Toutefois, une indiscrétion de la secrétaire du promoteur attire l'attention de l'inspecteur : de Baklava est blessé au bras droit comme l'Homme Sans Visage ! Pour confondre le criminel, Paul et l'inspecteur veulent obtenir un échantillon de son A.D.N. mais pour cela, il faut un prélèvement de sang ou de salive. En dépit du scepticisme de Sorbier, Paul envoie Séraphin Beauminon se procurer l'échantillon au petit village où habite de Baklava.

Le rouge, couleur-signature de l'Homme Sans Visage, sert de repère aux robots-humains afin qu'ils se reconnaissent entre-eux.
Dans le rôle du vieil original, on retrouve Raymond Bussières, habitué des seconds rôles à la télévision (Les Compagnons de Baal, Chapeau Melon et Bottes de Cuir - épisode La Licorne, Tim - avec Roger Carel dans le rôle de la Mort ! ) et au cinéma (La Malédiction de Belphégor).
Les péripéties s'enchaînent parfois en dépit de toute logique, ainsi, l'Homme Sans Visage, plus Homme-Araignée que jamais, grimpe sur un train lancé à pleine vitesse grâce à de puissants électroaimants... alors qu'il est censé être blessé au bras ! Plus tard, la blessure de Léopold de Baklava l'empêche même de signer des chèques ! La Futaille est lancé presqu'instantanément aux trousses du Sacristain après sa descente au Canon de Sidi Brahim, et il est abattu par des policiers qui l'ont reconnu de loin et de nuit comme un suspect recherché ! On est dans la logique propre aux romans-feuilletons qui cherche le rythme plutôt que la vraisemblance.

Fond de tiroir.

Bon, passablement occupé, je suis. (Et comme Yoda, je cause.)
Alors, en attendant de montrer de l'original, je poste un essai de colorisation pour une case d'une adaptation d'un court récit de Jean-Marc Lainé dont je reparlerai ultérieurement.