dimanche 17 juillet 2011

Le jour où la colorisation informatique s'arrêta...

Voici deux versions colorisées d'une même planche hâtivement gribouillée, clin d’œil au film Le Jour où la Terre s'arrêta (1951) de Robert Wise.

Ici en utilisant le filtre pixellisation/demi-teinte

Là avec le filtre pixellisation/pointillisme.

samedi 16 juillet 2011

Les nouvelles aventures de la colorisation informatique.

© DC Comics

Fin de la BD sur Tom Strong, d'après un scénario de M. Artemus Dada que le monde entier nous envie mais qu'on ne lui laissera pas.

La BD dans son intégralitéici.

jeudi 14 juillet 2011

La Brigade des Maléfices - 1

Diffusée pour la première fois en 1971, La Brigade des Maléfices est une des rares incursions réussies de la télévision française dans le domaine du fantastique réuni au policier .

© INA 1975

Dès les premières images, on assiste à l'arrivée d'un singulier équipage au 36 Quai des Orfèvres, il s'agit du commissaire Guillaume-Martin Paumier (Léo Campion) et de son assistant Albert (Marc Lamole), seuls membres d'un service non officiel de la préfecture de police de Paris, La Brigade des Maléfices, situé sous les combles, et dont le local ressemble d'avantage à une caverne d'Ali Baba encombrée d'alambiques aux cornues ventrues et de bibelots exotiques qu'à un bureau.
Albert, en tenue d'aviateur de l'époque héroïque pilote le sidecar dans lequel se déplace Paumier, portant chapeau noir et écharpe rouge à la Bruant.

Bruant par Toulouse Lautrec.

Paumier est à la fois un cousin du colonel March de Scotland Yard (du service des affaires classées !) et un parent de l'enquêteur Fox Mulder des X-Files (Aux Frontières du réel).

 © Fountain Productions - ITV.
Le colonel March interprété par Boris Karloff dans une série télévisée britannique

C'est à l'enquêteur Paumier qu'échoit la mission de débrouiller les affaires les plus étranges, celles dans lesquelles les méthodes d'investigations traditionnelles s'avèrent inefficaces. Il dépend du commissaire principal (Jacques François) qui, bien que dépassé par le mode opératoire de son subalterne, lui accorde néanmoins sa confiance, au grand dam du commissaire Muselier (J.-C. Balard), un technocrate féru des méthodes scientifiques et rationnelles.

La Brigade est née de l'imagination Claude Guillemot et de Claude-Jean Philippe, et mêle habilement l'intrigue policière, le merveilleux, la poésie et l'humour. Un cocktail tellement inhabituel que les Muselier en charge de la programmation reléguèrent le feuilleton à des horaires estivaux bouche-trous.

 © INA 1975

Paumier est idéalement incarné par Léo Campion qui lui prête sa physionomie bonhomme et son œil pétillant de malice.

1er épisode : Les disparus de Rambouillet.
Les disparitions se multiplient près de la Mare aux fées, dans la forêt de Rambouillet. Les disparus ont en commun d'être des hommes jeunes, d'un physique agréable bien qu'anodin, et menant une vie rangée. Un seul témoin, le braconnier Garou, qui prétend qu'ils ont été enlevés par les fées. Muselier, chargé de l'affaire n'en crois pas un mot, songeant plutôt à une affaire de mœurs... Mais il piétine en dépit des moyens mis en œuvre : mobilisation d'un effectif important de policiers, fouille méthodique, recoupement d'informations, profilage des victimes par ordinateur, appât... Les méthodes rationnelles échouant, Paumier est alors sollicité. Il s'intéresse à un photographe qui fréquente les lieux, Jacques Lancelot, en qui il voit une victime potentielle. A son domicile, le photographe a la surprise de découvrir sur ses clichés de la Mare aux fées la présence d'une jeune femme brune qu'il n'avait pas remarquée. Il décide de partir filmer les alentours de la Mare. La jeune femme réapparaît alors sur les images...

Ce premier épisode met en place les éléments récurrents du feuilleton : irruption du fantastique dans le quotidien, protagonistes ordinaires confrontés au surnaturel, échec des méthodes de police classiques, rivalité Muselier/Paumier, extravagance de ce dernier... Les manifestations de la fée Rosalinde sont habilement amenées et plastiquement réussies (notamment ses apparitions dans un film sépia où elle est nimbée de lumière)... Finalement, la conclusion de l''intrigue est heureuse et l'ordre rationnel est rétabli... en apparence car le fantastique est présent au quotidien, même s'il est invisible aux esprits fermés comme Muselier....

Episode 2 : La septième chaîne.
Un jeune homme vient d'assassiner son épouse qu'il accuse de l'avoir trompé avec un acteur... qu'elle n'a jamais rencontré ! Ce dernier joue dans un feuilleton uniquement diffusé sur la septième chaîne ! (1) Paumier juge la situation grave car ce n'est pas la première fois qu'un tel cas se produit. Il décide d'enquêter sur cette chaîne mystérieuse et remonte jusqu'à un magasin de télévisions, Belzébor, tenu par un certain Diablegris (Pierre Brasseur). Celui-ci offre des conditions particulièrement avantageuses aux jeunes couples désirant acheter ou louer un poste de télévision et leur permet de suivre les programmes expérimentaux de la septième chaîne. Il s'agit d'une dramatique, filmée en direct, mettant en scène un jeune couple. Les téléspectateurs s'identifient aux personnages et leurs disputes influencent leur comportement jusqu'à la conclusion... fatale.

 © INA 1975
Pierre Brasseur dans le rôle du Diable.

(1) En 1971, la télévision est un monopole d’État et l'O.R.T.F. ne compte alors que deux chaînes (dont la première est en noir et blanc.) Paumier rappelle que le chiffre sept a des implications magiques.

Paumier rencontre sa Némésis, son Olrik, ni plus ni moins que le diable en personne ! Pierre Brasseur joue de son physique faussement paternel pour rendre Diablegris inquiétant et retors. Cet acteur, père de Claude Brasseur, incarna à l'écran le chirurgien fou du classique de Georges Franju, Les Yeux sans Visage. Albert seconde Paumier en se rendant sur le terrain tandis que son chef supervise les opérations depuis le Quai des Orfèvres. (On songe à L'Homme à l'Orchidée.) En véritable Fregoli, il change d'apparence selon les besoins de son enquête. Muselier doit sacrifier son feuilleton pour assister en compagnie de Paumier, devant la télévision, au  démantèlement de la septième chaîne. Il devra se contenter du générique de fin qu'il commente avec son hôte... Tandis que le générique de l'épisode défile à l'écran ! Une véritable mise en abyme.

mercredi 13 juillet 2011

La colorisation informatique joue et gagne.


Deux nouveaux essais de mise en couleurs informatique pour essayer d'obtenir le même rendu que la colorisation traditionnelle (pointilliste !) des comic books à partir de pages encrées en noir et blanc.
A partir de Photoshop ®, je créée un calque couleurs à partir de ma planche scannée en RVB (commande calque/dupliquer/mode produit) puis, une fois ma mise en couleurs terminée, je rends transparent le premier calque (avec les traites noirs, je sélectionne mon calque couleurs et la commande filtre/pixellisation/demi-teinte couleurs. 
Après, je fait réapparaître mon premier calque et j'enregistre la copie en mode JPEG.
Le résultat est pas mal, mais les planches ne sont pas jointives.
Je vais donc re-scanner les crayonnés et tester l'encrage informatique.

vendredi 8 juillet 2011

Exposition science et science-fiction à La Vilette. (12)


Voilà, une bonne exposition de science-fiction ne pourrait se passer du plus célèbre des robots et c'est donc Robby le Robot de Planète interdite (1956) qui vous salue...

LE SAVIEZ-VOUS ?
Robby le robot fut tellement populaire qu'il apparut dans de nombreux films et séries télévisées parmi lesquelles The Twilight Zone (La Quatrième Dimension), Lost in Space (Perdus dans l'Espace avec Guy-Zorro-Williams) et même un épisode de Columbo.
Le scénario de Planète interdite est inspiré de La Tempête de William Shakespeare. (*)

(*) Un gars (voire deux) qui écrivait des pièces (1564-1616)

jeudi 7 juillet 2011

Exposition science et science-fiction à La Vilette. (11)

La faune de l'espace. (*)
Suite de l'exposition...
Après un passage consacré aux univers virtuels (avec les costumes de Matrix et de Tron) et aux sociétés futuristes dystopiques (avec les costumes de l'Age de Cristal de Michael Anderson (1976) et de La Planète des Singes, la version de 2001 par Tim Burton - par certains égards plus fidèle au roman de Pierre Boulle que la première adaptation de 1968 ), voici les extra-terrestres : une statue grandeur nature du 8e passager du Nostromo (Alien, 1979),
les uniformes des Visiteurs reptiles nazis de l'espace de V, la série tV des années 80, et les masques de quelques extraterrestres de La Guerre des Étoiles (Starwars - a new hope) quand elle ne s'appelait pas encore épisode 6. 
On reconnaît notamment Greedo, le tireur que Yan (pas encore Han) Solo abat à travers la table de la cantina (avant que George Lucas, le réalisateur, ne bricole le montage de la scène pour essayer de donner l'illusion que Solo tire en état de légitime défense afin d'adoucir le personnage.)

Alors que je croquais le singe (avec l'armure, c'est plus croustillant), un monsieur me dit :
"si je puis me permettre, je trouve que vous faites de très beaux dessins."
Permettez-vous, mon cher.
Et n'arrêtez pas.

(*) Si c'est la faune de l'espace, c'est normal qu'on ne l'entende pas crier...

mardi 5 juillet 2011

La colorisation informatique contre-attaque.

Un essai de mise en couleurs façon comic books pour une ancienne BD inspirée de Steranko.

L'Homme Sans Visage. Le secret des Templiers.

Dernier épisode. Attention, spoilers !

Paul, Séraphin et le Sacristain sont assiégés dans la maison de Pogne-en-Jonc par l'Homme Sans Visage à la tête d'un commando. Paul est blessé et le Sacristain est touché mortellement à son tour, mais les sirènes de la police obligent les tueurs à s'enfuir, non sans enlever Martine qui arrivait malencontreusement sur les lieux. Les policiers recueillent la confession du Sacristain, seul être (encore) vivant sur les lieux. 

Moule à Singe amène Paul et Séraphin chez le docteur Fortier, un praticien altruiste qui soigne sans questionner les blessés ou les clandestins. (On peut voir en lui le pendant positif du malfaisant Dutreuil.) Les deux hommes trouvent là un répit. Pendant ce temps, les Templiers décident d'utiliser les travailleurs immigrés clandestins pour débusquer l'Homme Sans Visage et le Voleur de Cerveaux (voir le premier épisode.) Ils font remettre aux clandestins des bijoux en or radioactif. Un détecteur permettra alors de les localiser. L'Homme Sans Visage a en effet besoin de plus en plus d'esclaves robots humains pour dégager les galeries qui le conduiront au secret des Templiers. 

Paul et Séraphin quittent la maison du Dr Fortier dans l'espoir de libérer Martine, mais c'est pour mieux tomber entre les mains de leur adversaire qui les livre à son complice, Dutreuil, afin qu'il les opère. Heureusement, un raid providentiel des Templiers, qui ont enfin localisé son repaire, met fin aux projets du criminel : son organisation est anéantie, Dutreuil, dans un acte de démence, s'est enfui, et la police délivre Paul, Séraphin et Martine. Il ne reste plus qu'à ramasser les cadavres... Cependant, l'Homme Sans Visage manque à l'appel. 

De retour au domicile de son oncle, Paul et ses compagnons sont accueillis par le Grand Maître du Temple. Un passage secret les conduit jusqu'au lieu où leur sera révélé le secret des Templiers. Ces derniers ont ramené du Nouveau Monde bien plus que de l'or : des machines capables de transformer la matière en or, fonctionnant suivant un cycle sans fin car elles génèrent leur propre énergie. Les Templiers les ont cachées sous Paris, dans les souterrains, mais doivent les surveiller en permanence pour qu'elles n'échappent pas à leur contrôle. Elles sont en effet radioactives, ce qui explique la "lèpre rouge" qui frappe les gardiens et les masques de plomb qui ne représentent qu'une faible protection contre la radioactivité. Pour assumer leur rôle de gardiens, les Templiers sont entrés dans le siècle et se sont mariés afin d'avoir une descendance destinée à poursuivre leur tâche. Maxime de Borrego a désobéi au Temple, renonçant à l'amour et à une descendance afin d'éviter un sort funeste à sa progéniture. Paul est devenu son fils de substitution, hors d'atteinte des obligations de l'Ordre.

En surface, mademoiselle Ermance ferme son magasin. Accompagnée de sa nièce, elle fait ses adieux à une voisine... mais ce n'est qu'un au revoir.

 © Terra Films et S.O.A.T. Milan

Le dernier épisode se clôt en beauté avec affrontement d'hommes masqués et révélations abracadabrantesques. Franju et Champreux renouvellent le thème du trésor des Templiers et de la Pierre philosophale (*) en imaginant des machines issues d'une lointaine civilisation précolombienne dont les descendants ont oublié l'origine.  Dans les années 70, les théories sur l'origine extraterrestre des civilisations précolombiennes sont en vogue. 

 © Disney-Marvel

La conclusion apporte donc des réponses à tous les éléments de l'intrigue, même les plus mineurs, sauf un... Qui est véritablement l'Homme Sans Visage ? Peut-être Jacques Champreux et Georges Franju comptaient-ils répondre à cette question dans une nouvelle série, d'où cette fin ouverte ? Nous n'en saurons rien car l'Homme Sans Visage n'eut aucune suite, même si un montage pour le cinéma intitulé Nuits Rouges fut tiré du feuilleton (et projeté avant sa diffusion à la télévision.) 

 Affiche allemande du film Nuits Rouges.
On notera que la présence de Gert Froebe est un argument commercial bien mis en avant.
 
Fantômas sera adapté en 1979 en une série de quatre téléfilms assez inégaux, en dépit de la participation de Claude Chabrol, et auxquels ne participeront ni Franju, ni Champreux... Ce qui est bien dommage, car ce dernier avait ouvertement déclaré - par l'intermédiaire de son personnage dans Les Compagnons de Baal - qu'il désirait incarner Jérôme Fandor à l'écran. On aurait aimé voir ce qu'aurait donné une adaptation par les deux hommes.

(*) Le thème, très riche (!), de la Pierre philosophale est abordé dans Les Compagnons d'Eleusis, feuilleton fantastico-policier en 30 épisodes de 15 mn, tirés d'un scénario d'Alain Page ; un feuilleton diffusé la même année que l'Homme Sans Visage et sur la même chaîne (TF1,  c'était vachement bien AVANT la privatisation.)

samedi 2 juillet 2011

La colorisation informatique, Odyssée 2.


Dessin réalisé pour le concours BD 3D dans le cadre du Festival de Bande Dessinée de Clermont-Ferrand (dont le Festival Tous en BD de Saint-Beauzire perpétue la tradition.)
Comme nous étions en 2001, j'en ai profité pour adresser un petit clin d’œil au classique de Stanley Kubrick.

Et pendant ce temps-là, Jean-Marc Lainé ® fait mauvais genre.