dimanche 10 janvier 2016

Et pendant ce temps-là, Johnny chante...

Or donc, un an après, le gouvernement organise la commémoration les événements de janvier 2015... 


Avec Johnny, rien ne nous sera épargné.


Pendant ce temps-là, sous couvert de nous protéger, on restreint nos libertés.

On va même augmenter les moyens alloués à la police (considérablement réduits par Sarkozy, il est vrai) mais pour le reste, circulez, y a rien à voir.
Les policiers auront même plus de facilité à utiliser leurs armes...


C'est Ménard qui va être content !
(Source photo : lefigaro.fr)



Et voilà qu'en prime, on nous sort une mesure "symbolique" qui ne toucherait qu'un pelé et trois barbus, "la déchéance de la nationalité", que le gouvernement veut faire inscrire dans la constitution... Un truc qui  rappelle  la  réforme du code de la nationalité sous Sarkozy. 
La gauche était contre... quand elle était dans l'opposition.


On va donc s'attaquer à l'un des principes démocratiques et républicains fondamentaux que l'on prétend défendre : l'égalité devant la loi. Parce que, la déchéance de la nationalité ne touchera que les binationaux, on ne peut pas déchoir les assassins bien de chez nous car ce serait fabriquer des apatrides. 
Alors, quel est l'intérêt d'aller tripatouiller la constitution pour une mesure symbolique qui touche une fraction de types qui, de toute façon, ont renié leur patrie ?

Draguer l'électorat de l'extrême-droite, peut-être ? 

A la cadence où vont les Tontons flingueurs de République, les partisans d'un régime autoritaire n'auront même plus besoin de se déplacer aux urnes pour obtenir satisfaction...

Et pendant ce temps-là, Johnny chante...