samedi 21 avril 2018

Presse-citron

La presse recourt à un cabinet "indépendant" pour compter les manifestants.
Différentes réflexions me traversent l'esprit :
Qu'est-ce que ça veut dire "indépendant" ? "Indépendant"par rapport à qui ?  Est-ce qu'un prestataire est "indépendant" par rapport à ses clients ? "Indépendant", ça ne veut pas dire "neutre", ni "objectif".
Qu'est-ce que ça apporte d'avoir le nombre exact (si c'est possible) de manifestants ? C'est le nombre de participants qui valide si une cause est juste ou non ? Dans ce cas-là, que penser de la Résistance française en 1940 ?
Quelle est la légitimité de la presse pour se poser en détentrice de LA vérité ? Surtout d'une vérité comptable. Parce qu'après tout, une majorité de français ne lisent pas la presse écrite (dommage, mais c'est comme ça, elle ne pourrait vivre sans les subventions publiques) et ils sont de moins en moins nombreux à suivre et, surtout, à croire les journaux télévisés. Qu'est-ce qui permet à la presse de dire qui est majoritaire (donc dans le vrai ?) alors qu'elle même n'est pas "majoritaire" ?
Est-ce que la presse est "indépendante" à l'endroit de ses propriétaires et de ses annonceurs ?  Est-ce qu'elle peut se prétendre "neutre" et "objective" ? Sans parler de toutes les fautes qui ont entamé sa crédibilité : les charniers bidons en ex-Yougoslavie, les mensonges des deux Guerres du Golfe, l'empressement à recevoir Marine Le Pen sur les plateaux AVANT la présidentielle au nom de la démocratie et du pluralisme puis l'empressement à appeler au vote "utile" dans l'entre-deux-tours de la présidentielle, toujours au nom de la démocratie et du pluralisme...
Dans la bataille de la communication, la presse n'est ni neutre, ni objective... Ni légitime.
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